
Nature
Fleurs des rues // Géométrie rurale
Chantal Caramatie et Joël Arpaillange
Photographie
Exposition salle de la CMS Place de la Daurade du 8 juin au 26 juin 2026
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Comment la nature prend des libertés dans les rues toulousaines alors qu’elle est domestiquée dans la campagne périgourdine.
Chantal a su par ses cadrages subtils montrer ces plantes qui s’accrochent avec si peu de terre, entre deux pavés.
Joël a pris de la hauteur grâce à son drone, et nous propose une géométrie abstraite et compliquée dans ses tableaux utilisant les symétries multiples.
Ces deux auteurs nous confrontent à un paradoxe de la nature créé par l’homme.
« Fleurs des rues »
Durant le confinement lors de mes promenades dans les rues de mon quartier à Toulouse, chaque jour j’allais à la rencontre des fleurs, dont les racines se faufilent dans les moindres fentes des trottoirs.
Personne ne vient les déranger, pas d’engin de nettoyage, pas de désherbant.
Chaque fleur des rues est un acte de résistance, de la poésie, au milieu du béton.
Elles fleurissent en toute liberté pour nous rappeler que la nature est indomptable.
Juste le temps d’une photo pour témoigner du retour de la nature dans les plus petites fissures du béton.
« Herbes folles, fleurs rebelles affolent nos espoirs de changement.
Et si demain nous étions capables de fraterniser, de renouer avec le vivant sauvage, de le respecter, d’en faire un allié.
Pourquoi cette hantise de la maîtrise d’espaces nets, vides, bétonnés, d’une nature domptée dans nos jardins musée ? »
Texte de mon amie Sylvie Foutel, avril 2025
Chantal Caramatie
Photos mars avril mai 2020
« Ma Terre, mes terres. »
Arrivé à un âge où l’on réfléchit sur ses origines, j’ai décidé de prendre de la hauteur au-dessus de mes terres, de ma Terre. Non je ne suis pas un riche propriétaire, mais j’aime me promener sur les chemins autour de mon ancrage périgourdin. Souvent l’homme a marqué ces terres en créant des champs, des noyeraies, des châtaigneraies,… même s’il reste encore des forêts naturelles. Parfois son empreinte se traduit par des traces, laissées par les engins agricoles, dignes des géoglyphes de Nazca. Des alignements d’arbres nous surprennent aussi, en imposant à la nature leur régularité et leur géométrie. Le foisonnement d’une forêt naturelle, où la main de l’homme n’a pas sévi, surgit tel un tableau impressionniste !
Comme en 2003 pour l’exposition « La ville imaginaire » avec le Collectif
Vertige, j’ai utilisé ma formation scientifique en ayant recours aux assemblages de symétries multiples. J’ai renforcé des images entre aperçues au moment de la prise de vue, pour construire ces tableaux baroques.
Joël Arpaillange
Photos 2022-2026 en Périgord et Bouriane
